Mr Julien CRESPO et Mme Micheline DELEAU persistent et signent !
Notre association n’est pas la bienvenue à la prochaine journée des associations de Septembre.
Voici sa réponse :
Monsieur Bresciani,
j’accuse réception de votre demande et vous rappelle que la Journée des Associations est ouverte aux Associations animatrices de la vie associative sportive et culturelle vauxoise dans un but de loisirs ou dans un but caritatif.
ASPIC 78 n’entrant pas dans cette catégorie, je ne peux donner une réponse favorable à votre demande.
En ce qui concerne le site de la Mairie, ASPIC 78 est listée parmi toutes les autres associations.
Salutations
Micheline Deleau
Maire-Adjoint à la vie associative
Bien entendu la mauvaise foi et le mensogne sont de rigueur du coté de la municipalité. Notre association n’a jamais été et n’est toujours pas présente sur le site de la mairie.
L’association ASPIC78 a rejoint le collectif qui s’est créé afin de s’opposer au projet de “réaménagement” de la forêt de l’Hautil par l’entreprise Petitdidier.
14 associations font désormais partis de ce collectif et commencent à faire du bruit, en organisant des conférences de presse, des interviews sur FR3, envoi de courriers aux élus et personnes influentes.
Tous les Vauxois auraient pu participer à l’enquête publique qui s’est terminée lundi 9 mars 2009 et donner leurs opinions. Mais hélas peu de gens ont été mis au courant de cette démarche.
Si vous voulez avoir plus d’informations sur ce qui se passe sur le plateau de Fort Vache, vous pouvez consulter le site http://www.hautil.org/
Vous trouverez ci dessous notre contribution à l’enquête d’utilité publique et le texte inséré dans le dossier à la Mairie.
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contre le déboisement de la forêt de l’Hautil et l’implantation d’une décharge de 25 hectares !
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Lettre destinée à madame le commissaire enquêteur et insertion dans le dossier relatif à la consultation publique.
Copie de ce document sera envoyée à :
L’association Vauxoise ASPIC78 ( Association de la vallée de la Seine pour la Protection des Intérêts des citoyens et du Cadre de vie ) souhaite prendre part au débat sur ce projet qu’elle considère inutile et incohérent.
Nous pensons que ce montage n’est rien d’autre qu’un mensonge, visant à valoriser des intérêts privés au détriment de l’intérêt des Vauxois et de l’environnement.
Tout au long de ces derniers mois, on nous a prétendu que ce projet serait bénéfique pour les habitants de la commune car il permettrait, à partir de 2012, de récupérer des parties reboisées et sécurisées d’une toute nouvelle forêt.
Cette partie de la forêt visée par ce projet serait soudainement devenue dangereuse et la seule solution passerait par le comblement de zones effondrées et des fontis qui se seraient créés au fil des années.
Par 2 fois dans le passé les habitants de la région ont été trompés par des entreprises qui ne voyaient que le profit à court terme tout en oubliant les promesses faites concernant le respect de l’environnement.
Le premier projet d’enfouissement provient des déchets de la fonderie de l’usine Simca dans les années 70 qui fait encore scandale aujourd’hui car des reflux toxiques font l’objet de pompages réguliers.
Le deuxième projet, plus récent a été accordé à une entreprise bien connue dans la région qui a utilisé environ 5 hectares de forêt comme une pure décharge en tout genre. Malgré la promesse qui avait été faite de réhabiliter le site, rien n’a été fait. C’est à partir de cette « brèche » dans le disfonctionnement du projet et de l’incapacité des autorités locales de faire appliquer le « plan simple de gestion » qui avait été accordé à l’ancien propriétaire que l’entreprise Petitdidier a commencé à prendre « pied » dans notre forêt. Il est à noter que le principal responsable de ce « pied de nez » aux autorités se retrouve aujourd’hui blanchi et bien que n’habitant pas la ville de Vaux sur Seine participe à la vie communale au travers de commission avec la bénédiction de M Le Maire de Vaux sur Seine.
Les réunions d’informations et même l’information sur l’enquête d’utilité publique se sont faites en catimini, sans affichage normal et sans publicité auprès de la population.
Après avoir étudié la proposition de l’entreprise Petitdidier et mené une enquête auprès de certains services tel que l’ONF et des sociétés privées chargées de l’enfouissement de matériaux de classes similaires (classe III), nous avons pu constater un grand nombre d’incohérences dans ce projet :
L’entreprise Petitdidier et le Maire de Vaux sur Seine font valoir que : (extrait du document relatif à l’enquête publique mis à disposition et effectué par l’entreprise petitdidier valant pour cahier des charges) :
Cette partie de la forêt de l’Hautil nécessite des travaux de réhabilitation et de réaménagement, car le sol est fortement dégradé et dangereux d’accès par l’effondrement des anciennes carrières souterraines de gypse.
Ceci est de la pure spéculation car, s’il est vrai que certaines zones de la forêt de l’Hautil sont très dangereuses et doivent être interdites d’accès, cela n’est pas le cas de cette partie convoitée par l’entreprise Petitdidier.
Après renseignement pris auprès du Service des Carrières de Versailles, il s’avère que toute cette zone a été « foudroyée » dans les années 1970 et ne présente plus de danger pour la population. Aucun effondrement n’a été constaté depuis cette date.
Plus précisément, le foudroyage a été effectué dans la zone des carrières située à 80 mètres de profondeur, ce qui a affaissé la zone convoitée de quelques mètres.
Lors des dernières présentations publiques organisées par la municipalité de Vaux sur Seine, on nous a fait croire que les carrières souterraines se trouvaient sous nos pieds et que le moindre petit glissement de terrain ou de surcharge pouvait faire craquer la voûte de la carrière et former un cratère nommé fontis formant une crevasse de plusieurs mètres.
La vérité est toute autre et nous pouvons même trouver l’explication dans l’étude d’impact jointe au document établi par l’entreprise Petitdidier au travers des explications données sur la topographie des terrains et du contexte géologique de la bute de l’Hautil
On y retrouve que la zone convoitée se situe au sommet de la butte de l’Hautil ainsi qu’une superbe description du contexte géologique du terrain que l’on peut résumer ainsi :
1) Le sommet de la butte où se situe la partie forestière est constitué d’une couche de 5 mètres d’argiles brunes et rubéfiées qui enrobent des blocs de meulières.
2) Une couche de 40 à 50 mètres de sables et grès de Fontainebleau. Sables très fins de natures siliceuses
3) Une couche d’argile imperméable de 15 à 20 mètres
4) 3 couches de gypses
1- Les marnes supragypseuses (7 mètres d’épaisseur)
2- La masse de gypse (8 à 10 mètres d’épaisseur) –> Carrières exploitées
3- Les marnes infragypseuses (10 mètres d’épaisseur)
La couche de gypse ayant été exploitée est la masse de gypse situé entre 80 et 90 mètres de profondeur !
Le foudroyage qui a eu lieu dans les années 1970 a permis l’effondrement de la partie exploitée qui a été comblée par les couches supérieures d’argiles et de sables fins ce qui par voie de conséquence a fait ressortir un aspect contrasté en surface puisque les effondrements ne se sont pas effectué de façon linéaire mais en fonction du déplacement des couches inférieures qui comblaient le vide laissé par les parties anciennement exploitées.
Parmi la zone convoitée, il serait laissé en place une bande de 30 à 50 mètres de large « de manière à former un écran visuel ». Y aurait il quelque chose à cacher ? ou savent il déjà que le résultat ne sera pas à la hauteur ? Cette bande de 50 mètres est donc classifiée par l’entreprise Petitdidier comme zone non dangereuse. Pourquoi pas le reste ?
Il est prévu un déboisement complet de ces 25 hectares et un remblayage de 500 000 m3 de gravas inertes. Toute la couche supérieure de la forêt actuelle sera détruite et enfouie sous des tonnes de gravas. Cette couche (humus, plantes associées…) représente l’ambiance forestière et c’est ce qui permet à une forêt de se régénérer. Les arbres ainsi coupés et dont les souches seront enfouies n’auront aucune chance de repartir comme cela se produit lorsque des tailles sont effectuées dans le cadre de l’entretien d’une forêt.
Après destruction de l’essence même de la forêt il est prévu de rajouter une deuxième couche de 300 000 m3 de terre non végétale servant de « matelas et d’amortisseur » pour la couche supérieure.
Cette troisième couche de 200 000 m3 sera composée de terre végétale et amendée par le compost sorti de l’usine de recyclage Sivatru.
L’ambiance forestière nouvellement créée sera donc composée d’un mélange de terre et de compost… Il y a là de quoi choquer plus d’un jardinier amateur ou professionnel en nous faisons croire que des fougères ou autres plantes forestières pourraient repartir sur un tel sol.
A la lecture de la proposition de l’entreprise Petitdidier on constate qu’elle propose un remblaiement d’une valeur de 1 000 000 de m3 sur une surface de 25 hectares.
Pour rappel, un hectare = 10 000 m2. Donc 25 hectares = 250 000 m2.
Si l’on considère une répartition uniforme de l’ensemble des remblais cela fera une couche de 4 mètres sur l’ensemble du site réparti comme suit :
2 mètres de matériaux qui viendront détruite la faune et la flore existante
1,2 mètres de terre de remblayage et inefficace
0,8 mètre de terre amandée avec du compost…
En sus de ces chiffres aberrants, il convient de prendre en compte toutes les nuisances occasionnées pendant les travaux. A ce jour, alors qu’officiellement les travaux ne sont pas commencés et que l’entreprise Petitdidier travaille sur une plus petite échelle, et sur l’exploitation d’une ancienne parcelle, nous avons pu constater des débordements comme par exemple la destruction de la RD17, avec la mise en place de panneau indiquant « TROUS EN FORMATIONS ». Il n’est pas prévu de réparer cette route avant la fin des travaux soit dans 5 ans !!! Dans quel état sera cette route en pleine exploitation ?
De plus des quantités importantes de boue se retrouve sur la route que prennent les camions pour se rendre sur le chantier, gênant considérablement tous les automobilistes et cela pas uniquement sur la partie de la RD17.
Des camions d’un fort tonnage (38 tonnes) on été remarqués sur la route limitée à 19 tonnes. La Police Municipale a déjà du intervenir pour leur demander de ne pas passer par cette route.
Le plus incroyable avec tous ces véhicules à forts tonnages est de nous faire croire que le terrain est dangereux alors qu’eux-mêmes circulent dans l’enceinte de cette première partie de forêt. N’ont-ils pas peur de déclancher l’effondrement d’une galerie et de retrouver un de leurs engins à 80 mètres de profondeurs ?
Pour en finir avec les nuisances et si l’entreprise Petitdidier devait respecter le tonnage annoncé (ce qui est impossible pour la repousse d’un forêt convenable), il y aurait de 40 000 à 60 000 camions qui viendraient vomir leurs substances dans notre forêt.
Ce projet ahurissant de déforestation a bien sur un coût mais surtout représente une manne financière ENORME pour l’entreprise Petitdidier et ne laissera à la fin du programme qu’une belle note salée aux habitants de la commune de Vaux sur Seine.
Tout d’abord, le déboisement d’une telle surface représente à elle seule un très beau cadeau financier. En effet, le rendement à l’hectare est de 420 stères pour cette partie de la forêt.
La valeur totale de ce bois revendu soit en bois de chauffage, soit pour les parties les plus belles à l’industrie, représente une manne d’un minimum de 500 000 Euros pour l’ensemble de la production. Mais ceci n’est qu’une petite cerise sur le gros gâteau.
Ensuite en terme de remblais, si l’entreprise Petitdidier devait se rendre dans des décharges spécialisées en Classe III (déchet inerte) le coût par m3 moyen relevé est de 13,5 Euros HT la tonne. Il est prévu de déverser 1 000 000 (un million) de tonnes sur le site. Cela pourrait donc représenter un gain de 14 à 15 millions d’Euros pour l’entreprise Petitdidier.
- La destruction d’un patrimoine forestier qui existe depuis plusieurs dizaines voir centaines d’années
- Aucune assurance quant à la reprise de chaque plant. Il faudrait au moins avoir une garantie de reprise de 80 % des plants et cela sur une période de 10 ans. Ceci est une pratique normale demandée par l’ONF lors d’un reboisement.
- De redonner, après avoir replanté quelques arbres, l’ensemble à la commune qui devra, compte tenu du contexte de replantation, effectuer un suivi de la zone reboisée.
- Il faudra au bas mot un entretien d’au moins 5 ans pour faire ressortir la forêt, que chaque plant soit protégé individuellement à cause des animaux tels que les chevreuils friands des jeunes pousses, défricher autours de chaque plantation pour lui permettre de pousser convenablement.
- Replanter chaque arbre qui n’aura pas pris au bout de quelques mois/années.
- Qui va payer cette partie oubliée du projet ?
Marc Bresciani
Président
Décidemment rien n’arrête le Maire de Vaux sur Seine afin de censurer ceux qui pourraient le gêner.
Il va même jusqu’à retirer du site de la mairie et de la liste officielle des associations, une association dont l’objet est pratiquement identique à la notre et ceci afin d’éviter toute polémique.
Cette association : “POINT DE REPERE” qui est reconnu pour son dynamisme à Vaux a tout simplement été rayée de la carte… Subventionnée jusqu’en 2007, avec un site internet encore actif, remerciée pour sa participation à diverses manifestations dans les derniers magazines locaux, elle a été retirée de la liste des associations dans le dernier magazine et effacée du site internet de la Mairie.
Cette paranoïa a quelquechose d’inquiétant car si un Maire est capable de “sacrifier” un des siens pour faire taire quelqu’un, on est en droit de se demander jusqu’où il pourra aller dans d’autres circonstances.